Hello my name is Sylvie SINGIER !

A l’origine je suis guide touristique national interprète en français, anglais, allemand et italien.

J’ai effectué mon premier accompagnement l’année de mes 19 ans. Lors du jumelage du collège Saint Paul de Hem avec le collège Holtaskoli de Keflavik en Islande, j’étais alors interprète pour les adolescents et je traduisais les explications touristiques du guide islandais, de l’anglais vers le français.

Ma toute première expérience

C’est alors que je me suis rendu compte (Et plus tard j’ai pu le constater dans de nombreux pays), que la télévision islandaise ne traduisait pas les feuilletons américains en islandais.

Ils passaient dans la langue d’origine (l’anglais) et étaient sous-titrés en islandais, de sorte que les petits islandais suivaient leurs feuilletons préférés en version originale. 

De plus à l’époque (c’était un autre siècle), l’Islande était une base américaine avancée prête à défendre le monde occidental contre l’ex URSS. L’islandais était donc parlé en famille et à l’école, l’anglais en dehors avec les soldats américains qui étaient omniprésents, et à la télévision. Et ces deux langues cohabitaient sans aucun tort pour les enfants

Une vie professionnelle différente

Puis j’ai eu la chance de visiter plusieurs pays et, à part quelques rares exceptions, l’anglais était toujours la langue que nous parlions. J’ai donc pu me rendre compte de l’internationalisation de cette langue. 

J’ai travaillé ensuite pendant 18 ans dans la location de voitures à Arras. J’ai subit alors mon premier licenciement économique, et forte de cette première expérience de guide, j’ai voulu remettre à niveau mon anglais, qui faute d’être parlé s’était un peu rouillé.

Le Pôle Emploi m’a permis de remettre à niveau mon anglais au Wall Street Institute (centre de formation en anglais pour adultes). 

A l’issue de ce stage, j’ai été embauchée comme réceptionniste au Wall Street Institute, de Lens, puis comme conseillère pédagogique et enfin comme directrice de centre. 

Et alors que je recevais les futurs stagiaires âgés de 25 à 50 ans, qui voulaient remettre à niveau leur anglais (ou pour la plupart qui voulaient juste l’apprendre) je me posais la question suivante de plus en plus souvent : » A l’heure actuelle, nous avons tous eut 4 voir 7 ans d’anglais obligatoire au collège et au lycée. 

Comment se fait il que nous ne sachions toujours pas tenir une conversation élémentaire dans cette langue ? »

La réponse est simple ; parce que nous le l’avons pas parlé ! Parce qu’elle ne nous est pas naturelle ! Ne rejetons pas la faute sur les enseignants ; des classes de 30 élèves ne favorisent pas la discussion.

Lors d’une interview accordée au journal Le Monde le 24.05.2013, Nathanel Wright, président directeur général du Wall Street Institute France a donné le calcul suivant à Jules Bonnard ; » Un enfant va faire en moyenne 90 heures de cours d’anglais par an, dans une classe de 30 élèves. Cela fait trois heures d’anglais par élève et par an, sur lequel le professeur prend du temps de parole. Un enfant parle donc en anglais en moyenne 1 h 30 par an. 

Ça fait peur non ?

De plus, le meilleur moment pour apprendre les langues se situe entre la naissance et l’âge de 8 ans. Entre 2 et 3 ans, un enfant sait naturellement la langue à laquelle il est exposé et s’exprime clairement dans cette langue. Mais parler deux, voir plusieurs langues ne le dérange absolument pas. La preuve, les enfants nés de deux parents de langues maternelles différentes sont capables d’assimiler les deux “, argumente Barbara Abdelilah-Bauer, linguiste et psychologue sociale. Or l’école ne prévoit une sensibilisation à l’anglais qu’à partir de la classe de CP. Les enfants ont alors 6 ans !!

J’avoue alors avoir pensé à ouvrir une crèche bilingue. L’idée me tarabiscotait de plus en plus. Et quand en 2013, je subis mon second licenciement économique, je passais un an au Lycée Léo Lagrange pour préparer et obtenir mon CAP Petite Enfance.

Mais devant les barrières administratives incessantes, j’ai eut l’idée de créer Bo Peep & Co, pour aller offrir dans les crèches, mon savoir linguistique et pédagogique, pour leur permettre d’offrir de l’anglais sans embaucher un natif à temps plein, avec tous les tracas (encore administratifs) d’employer un étranger. 

Et voilà comment j’ai eut l’idée de créer Bo Peep & Co.

Pourquoi l'anglais ?

Oui. Pourquoi l’anglais et pas une autre langue ?

• Parce qu’il y a plus de 400 millions de locuteurs anglais, les États-Unis , le Royaume-Uni , le Canada , la république d’Irlande,l’Australie et la Nouvelle-Zélande ou l’anglais est la langue maternelle.

Plus les petits pays créolophones dont l’anglais est langue officielle, (ex: Grenade) et les anciennes colonies britanniques du continent africain (ex : le Kenya).

• Le troisième sous-ensemble est constitué de petits États de l’Océanie.

• Le quatrième sous-ensemble englobe des pays du Sud-Est Asiatique.

• Avec ses 63 États et 54 pays, l’anglais s’étend donc sur le quart des États du monde et regroupe un ensemble de 1,8 milliard de locuteurs.

• Et si vous ajouter les pays où l’anglais est enseigné comme première langue étrangère comme en France, 

Vous trouverez toujours quelqu’un avec qui pratiquer !

• C’est la langue des affaires ! Avec des centres financiers au Royaume-Uni et aux États-Unis qui occupent une place prédominante dans les affaires internationales, l’anglais a longtemps été, par défaut, la langue du commerce.

• L’emploi de mots anglais est notable dans des secteurs comme l’informatique, les télécommunications comme le fut (et l’est toujours, d’ailleurs) l’italien pour la musique.

• L’anglais est depuis 1951 la langue utilisée dans l’aviation, sur décision de l’OACI

• De plus en plus de travaux de recherches scientifiques (thèses, études, etc.) sont rédigés en anglais ou font l’objet d’une traduction dans cette langue).

• La culture américaine a envahi le vieux continent, diffusant avec elle des valeurs positives comme la confiance et le succès : c‘était exactement ce qu’il fallait à un continent qui venait d’être ravagé par la guerre. Hollywood est le générateur du divertissement mondial, il est donc naturel que l’anglais soit devenu la langue principale de l’industrie du cinéma. Les Etats-Unis ont aussi exporté leur musique: d’abord le rock & roll et le jazz, puis le disco et le hip hop

En Europe, les séries télévisées américaines sont devenues de véritables références culturelles. Si l’anglais a fait son apparition dans les boîtes de nuit et les foyers du monde entier, c’est aussi grâce à des groupes britanniques de génie comme les Beatles, les Rolling Stones, Queen, Pink Floyd, Police ou Led Zeppelin. Les musiciens et les réalisateurs voient l’anglais comme un moyen de toucher un public plus large.

• La socialisation du tourisme de masse a permis aussi la diffusion de l’anglais, langue commune pour se faire comprendre dans tous les pays.

• Alors la question à se poser n’est pas « Pourquoi l’anglais «, mais Pourquoi PAS l’anglais ?